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LES DAUPHINS DU MÉKONG
Vientiane, la capitale en terre battue
lire l'histoire - les images sont plus grandes qu'il n'y paraît

   
 
     
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décembre 1998.
Je débarquais donc à Vientiane avec mon sac à dos et le Lonely Planet.
J'avais voulu la jouer top secure en réservant depuis paris deux nuits d'hôtel et un transfert depuis l'aéroport (un jour je raconterai le viet-nam et vous comprendrez cette précaution).

sauf que rien n'arrive. l'ambiance est bon enfant, mais peu à peu, nous ne sommes plus que deux passagers de l'avion à encore attendre, moi et une jeune et jolie anglaise. je lui propose de mutualiser notre problème et de partager un taxi.
elle m'explique qu'elle attend son copain expat :-( et me raconte qu'elle est en situation irrégulière. elle est arrivée sans visa et sans argent, la douane l'a laissée passer
sans problème mais sans tamponner son passeport. et les douaniers viennent de fermer leur bureau, a priori jusqu'au lendemain (c'était encore l'ancien aéroport international).

son histoire est révélatrice du fonctionnement du pays pour les touristes : très bureaucratique (c'est l'un des derniers bastions communistes), mais très très cool dans l'application des règles.
il faut, par exemple, faire tamponner son visa dès qu'on change de province (un tampon qui indique la région dont on vient, le moyen de transport, où on se rend, etc.) mais, dans la pratique, les règles sont très souples. et ça devient un jeu de trouver la bicoque qui permettra d'obtenir le tampon (ils sont obligés de rajouter des feuilles volantes au passeport pour faire tenir tous les tampons).

Vientiane donc. je n'étais pas mécontent de me faire déposer dans le centre ville par le copain de l'anglaise (un gros). 15 fois j'ai demandé : "c'est bien là le centre ville ?".
il n'y a aucun building ni même rien au-dessus de trois étages, la plupart des rues sont en terre battue, les deux ou trois magasins d'électronique affichent un panneau "sorry no e-mail".
la présence d'innombrables temples avec des drôles de statues devant ajoute encore à cette impression de sérénité.

passée la réservation de l'hôtel qui avait échouée, je n'avais strictement rien organisé. j'ai pris contact avec une toute petite agence de voyage (une des seules dans le pays) que connaissait le père d'une copine. on m'a proposé d'aller voir des "minorités" dans le nord et ça m'a gonflé de suite.
ce que je voulais, c'était faire du bateau sur le Mékong !!!

je suis donc entré dans une agence de lao aviation, et j'ai demandé un billet d'avion pour luang nam tha que l'on m'a vendu sans problème. ça peut sembler bête dit comme ça, mais je ne croyais pas que cela serait si simple (vu la ville, les locaux de lao aviation, les départs d'avion inscrits à la craie sur un tableau, etc.). c'était même sympa. le chef de l'agence parlait français et il est venu discuter avec moi pour savoir si tout allait bien, bla bla.

pour être totalement complet sur Vientiane, il faudrait ajouter que je me suis fait écraser par une mobylette. ça n'a pas de frein et heureusement, ça ne roule pas vite.

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