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LES DAUPHINS DU MÉKONG
la rencontre avec anja et dorothea
ça s'est passé à paksé, dans le sud. lire l'histoire.
 
 
 
 
     
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la rencontre avec anja et dorothea

On a vraiment fait un groupe de trois pendant un peu moins d'une semaine et c'était vraiment agréable. J'amenais un peu de risque et d'inconnu (comme manger des trucs sur les marchés), elles amenaient une vision plus sportive et naturelle (elles sont allemandes...). Ensemble, on a fait des choses qu'on n'aurait pas fait séparemment. Pour moi, de longues ballades en vélo que je me voudrais d'avoir manquées.

On s'est rencontré à Paksé, dans le sud. J'y suis arrivé en prenant un premier avion de luang prabang à vientiane et j'ai enchainé avec un vientiane-paksé. De paksé, je voulais prendre le bateau qui conduit aux « quatre mille îles », tout au bout du laos, au bord de la frontière avec le cambodge.

J'étais arrivé à paksé le matin et il fallait attendre le lendemain pour avoir un bateau.
Paksé, c'est surtout une ville commerçante en raison de la proximité avec la thaillande et une plaque tournante pour se déplacer dans le sud.
Mis à part le grand marché où on vend casseroles et articles ménagers, il n'y a pas 5 000 trucs à faire. J'ai fait mon grand classique : entrer l'air de rien dans un temple et sortir mon paquet de cigarettes. Les jeunes moines ne tardent pas à s'approcher pour m'en demander et engager la conversation.

Un mot sur les jeunes moines dans leur tenue orange : ils ne vont pas obligatoirement rester des moines toute leur vie. La plupart des laotiens hommes passent au moins quelques mois dans un monastère, jusqu'à deux ou trois ans, souvent avant le mariage. Historiquement, culturellement, c'est l'école. Ils y reçoivent la formation pour devenir ce qu'on appelle en France un « honnête homme ». Il ne faut pas s'imaginer être face à des puits de culture boudhiste, emprunts de sagesse façon dalaï lama. C'est avant tout des jeunes mecs qui s'emmerdent dans leur temple. Cela dit, tout le pays baigne dans la sérénite boudhiste et ça en fait un endroit où il fait bon vivre.

Mais fumer une clope avec les jeunes moines, ça ne remplit pas une journée. Désœuvré, je me suis replié sur une terrasse pour y goûter les joies de la beer lao jusqu'au soir.
Impreigné de sérénité et de beer lao, je me suis retrouvé à aller visiter les toilettes de l'établissement, au premier étage, abandonnant sur la terrasse toutes mes affaires. C'est en fermant la porte des chiottes que je me suis dit pour la première fois «  faudrait quand même pas être plus con qu'à paris  ». A ma décharge, en me rendant le matin à la banque, j'avais vu une jeune fille y arriver en vélo avec, posé sur le panier devant, un gros sac plastique transparent rempli de kips... Ce pays est un cauchemar économique pour les convoyeurs de fonds.

Retour à la terrasse. Anja et Dorothea se sont posées à la table d'à côté. J'avais sorti mon truc à fille qu'elles ont voulu voir de plus près : la toute dernière édition du Lonely Planet sur le Laos. On faisait le même parcours (elles étaient arrivées en bus, une épreuve d'après ce que j'ai compris). On a tout de suite sympathisé.

Le soir, après les avoir couchées, je suis passé dans deux des trois « boîtes de nuit » de paksé. Très loin de l'ambiance karaoké-putes qu'on rencontre fréquemment en Asie. J'avais plutôt l'impression d'être dans une communion ou une fête de village. Sur scène, un groupe qui joue de la musique lao électrisée, devant, de très mauvais danseurs, et dans la salle, de grandes tables où s'attablent des gens pour discuter. Ambiance 100 % laotiens, 0 % touristes, ce qui est très rare (et que je n'ai jamais revu ailleurs). 11 heures du soir. Il était déjà bien tard, et il y avait un bateau le lendemain aux aurores.

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